Quand un enfant te rejette… ce n’est pas toujours contre toi!

Mon ado était triste ce jour-là.

Mais au lieu de dire “je vais mal”, il voulait imposer un câlin à sa sœur.

“Je VEUX lui faire un câlin !”

Sauf qu’elle n’en avait aucune envie.
Elle sent très bien quand son frère est traversé par quelque chose de trop grand pour lui.
Elle savait qu’il finirait probablement par lui faire mal malgré lui.

J’ai dû intervenir rapidement pour l’éloigner avant que la situation ne s’envenime.

“Entends-là, elle te dit non. Il faut respecter son corps.
Si tu veux un câlin, moi je peux t’en donner un.”

Et là, la bombe.

“Non je ne te veux pas toi ! Surtout pas toi ! Je serai mieux plus tard sans vous !”

Puis il est parti se réfugier dans les jeux vidéos.

Il y a quelques années, j’aurais réagi au manque de respect.
J’aurais parlé du ton.
Des paroles blessantes.
De la manière de parler à sa mère.

Mais aujourd’hui, je sais regarder un peu plus loin que les mots.

Je savais qu’il venait de vivre une situation extérieure qui l’avait profondément blessé.
Quelque chose qui avait réveillé chez lui un sentiment de rejet.

Et à cet instant précis, me repousser était devenu sa protection.

Parce que parfois, un enfant préfère attaquer avant d’être touché dans sa vulnérabilité.

Il ne voulait pas que je mette de lumière sur sa tristesse.

Quelques temps plus tard, je me suis approchée doucement :

“Pour dire ce genre de choses… tu dois être vraiment triste.”

“Pars. Laisse-moi.”

Alors je n’ai pas insisté.

J’ai simplement changé la musique.
J’ai mis des chansons plus mélancoliques.

Et là, quelque chose s’est ouvert.

Les larmes sont sorties.

Enfin.

C’est difficile à entendre comme parent, mais certains enfants ne supportent pas d’être consolés directement.

Leur vulnérabilité leur fait trop peur.

Alors ils utilisent :

  • l’agressivité
  • le rejet
  • l’opposition
  • l’indifférence

Comme des armures émotionnelles.

Et si on réagit uniquement au comportement visible, on passe à côté du vrai besoin.

Cela ne veut pas dire tout accepter.
Le respect reste essentiel.

Mais choisir le bon moment change tout.

Parfois, accompagner un enfant, ce n’est pas le ramener immédiatement au calme.

C’est créer assez de sécurité pour qu’il ose enfin ressentir.

Et ça demande :

  • de la patience
  • du recul
  • une vraie lecture émotionnelle du comportement

Parce qu’un enfant agressif n’est pas toujours un enfant “contre” nous.

C’est souvent un enfant qui ne sait plus comment montrer sa détresse autrement.

Si tu traverses ce genre de situation avec ton enfant ou ton ado, je propose actuellement des appels découverte offert de 30 minutes pour faire le point ensemble.

Tu n’as rien à perdre.
Mais peut-être une relation à réparer avant qu’elle ne s’abîme davantage.

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